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Comment une maman arrondit ses fins de mois en BLOGUANT !!

Le voyage d’hiver – Amélie Nothomb

 

blog livre

 

J’ai fait une razzia de romans d’Amélie Nothomb à ma bibliothèque préférée… Voici la chronique du Voyage d’Hiver, publié en 2009.

 
 

Le résumé :

 

Zoïle est agent EDF et se rend au domicile de ses clients pour intervenir sur leurs installations électriques. Il rencontre un jour dans le cadre de son travail Astrolabe, une belle jeune femme qui veille sur la vie d’une drôle de romancière, Aliénor.

L’amour est au rendez-vous, mais c’est sans compter sur le dévouement exclusif d’Astrolabe pour Aliénor.

 
 

A propos de l’auteure :

 

Amélie Nothomb est née le 13 août 1967 à Kobe, au Japon. Issue d’une illustre famille belge, elle voyagera beaucoup avec son ambassadeur de père.

Très marquée par la culture nippone, elle y retournera et décrira cette expérience dans Stupeur et Tremblements, Grand Prix de l’Académie française en 1999.

Ecrivain prolixe, elle publie seulement un roman par an sur les plusieurs qu’elle dit écrire.

Ses histoires sont toujours marquées par leur originalité, avec un soupçon de cruauté et abordent les thèmes chers à Amélie Nothomb : l’incohérence de l’existence, le suicide amoureux, l’autodérision (de l’écrivain).

 
 

Mon point de vue :

 

Voilà un Amélie Nothomb qui fera partie de mes favoris !

J’ai adoré l’écriture splendide d’Amélie, vivante, pleine de jolis mots mais qui se lit malgré tout toujours aussi facilement.

On reconnaît bien sûr de suite sa patte : les prénoms improbables, les destins incroyables de ses héros, l’amour fou qui pousse Zoïle à imaginer un 11 septembre bis…

J’ai également beaucoup ri : certains passages sont particulièrement bien trouvés, comme celui du premier vrai baiser entre Zoïle et Astrolabe, épié par la romancière « neuneu ».

Je n’ai pu m’empêcher de me demander si l’on ne retrouvait pas là une nouvelle critique de la vie de l’écrivain : Aliénor, autiste qui vit dans son monde, qui porte un regard innocent sur l’Amour et qui est totalement prise par son métier d’écrivain.

Astrolabe la protège du monde extérieur, laissant ainsi penser que l’écrivain est un être fragile à l’intériorité si intense que ses mots sont à peine intelligibles quand elle dicte son oeuvre à sa protectrice. Zoïle, l’homme amoureux, est le lien avec l’extérieur, la « raison » qui va tenter de s’immiscer entre les deux femmes pour faire vivre une vie normale à Astrolabe. Un peu comme si Astrolabe (la protectrice) était prisonnière de l’écrivain…

Vous remarquerez aussi que le prénom des deux femmes commence par un A, comme Amélie : est-celà un signe que Le voyage d’hiver serait un roman autobiographique ?

Amélie Nothomb aurait avoué qu’il y avait beaucoup de vécu dans ce livre, inspiré de faits réels.

Il y a un passage qui par contre m’a dérangé, que je n’ai pas vraiment compris : on retrouve nos 3 protagonistes pris sous l’effet de champignons hallucinogènes, alors que Zoïle tente le tout pour le tout pour parvenir à ses fins « sexuelles » avec Astrolabe. Etait-ce vraiment utile d’interrompre l’histoire avec cet épisode plus que loufoque ?

Malgré tout, c’est une nouvelle d’Amélie Nothomb que j’ai beaucoup aimé et que je vous conseille !

Si vous voulez voir plus de commentaires, rendez-vous ici !

 
 

Extraits :

J’avoue ma sidération face à ces gens innombrables qui, s’il faut les en croire, souffrent du peu de sens de leur existence. Ils m’évoquent les élégantes qui s’écrient, devant une garde-robe fabuleuse, qu’elles n’ont rien à se mettre. Le simple fait de vivre est un sens.

Je recommençai pourtant à l’embrasser, plus pour me donner une contenance que par vrai désir. L’écrivain se leva alors pour venir nous observer de plus près. Je vis ses gros yeux posés sur moi et interrompis toute activité galante.

 

4 Comments

  1. J’adore les livres d’Amélie Nothomb. J’ai lu celui-ci, il est bien mais ce n’est pas mon préféré.

  2. J’ai beaucoup aimé ce livre aussi. Une jolie découverte que ce blog! Bonne lecture,
    Pauline

  3. Salut Linette,

    J’ai eu ma période Nothomb aussi. Je partage ton avis sur cette auteure et le côté autobiographique un peu trouble de son œuvre.

    Mon préféré reste La cosmétique de l’ennemi.

    A bientôt

    Julien

  4. Difficile pour moi de dire quel est mon préféré. Hygiène de l’Assassin sans doute, mais je suis d’accord avec toi, Julien : Cosmétique l’ennemi est vraiment pas mal non plus !

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