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Comment une maman arrondit ses fins de mois en BLOGUANT !!

Le vol des cigognes – Jean-Christophe Grangé

 

Ahhh ! Jean-Christophe ! Si tu savais le nombre de mes soirées que je t’ai consacrées, effeuillant avec fièvre tes romans, me délectant de ton écriture et de tes histoires mêlant suspense, descriptions réalistes de crimes mais aussi culture géographique et précisions historiques…

Je vous laisse découvrir avant d’autres à venir l’une de ses oeuvres les plus connues, un « classique » de ma bibliothèque que je viens de relire :

 

le Vol des Cigognes

 
 

Le résumé :

 

Louis Antioche, 32 ans, avait envie de se plonger dans l’action après des années d’études universitaires.

Max Böhm, ornithologue suisse, cherchait quelqu’un pour suivre ses cigognes jusqu’en Afrique et élucider le mystère de la disparition de nombre d’entre elles lors de la migration précédente.

Malgré la mort du Suisse, Louis décidera de mener à bien la mission que celui-ci lui aura confiée, traversant ainsi l’Europe de l’Est, Israël, l’Afrique, sur la route des cigognes, route parsemée de meurtres et de mystères. Il suivra alors le chemin de sa propre histoire, ses souvenirs ne commençant qu’à la mort de sa famille alors qu’il n’avait que six ans.

 
 

A propos de l’auteur :

 

Jean-Christophe Grangé est né en 1961 à Boulogne Billancourt.

Après une maîtrise de lettres à la Sorbonne, il s’oriente vers la presse et devient grand reporter international, d’abord auprès de grands magazines (Paris Match, National Geographic) puis en indépendant.

Il se lance en 1994 dans l’écriture avec le Vol des Cigognes, plus salué par la critique professionnelle que par le public, qui le remarquera à l’occasion de son deuxième roman, Les Rivières Pourpres, adapté au cinéma.

 
 

Mon point de vue :

 

Ce premier roman de Jean-Christophe GRANGE n’est pas forcément le plus connu, mais il reste pour moi l’un des meilleurs. Le lecteur n’a pas vraiment d’idée de ce que le roman lui réserve la page d’après, et c’est là l’une des grandes forces des romans de Grangé par rapport aux autres auteurs du genre policier / thriller.

L’intrigue de départ – un ornithologue est retrouvé mort dans un nid de cigognes – ne laisse pas supposer la suite, d’autant que l’histoire du « héros » Louis Antioche », qui suit le vol des cigognes, s’imbrique parfaitement dans celle des meurtres entourant la route des oiseaux. L’évolution de ce personnage principal au cours de son enquête et de ses découvertes est par ailleurs intéressante à suivre et finement amenée par l’auteur.

J’ai apprécié également les descriptions historiques et ethnologiques liées à l’histoire des pays de l’Europe de l’Est, du Moyen Orient et d’Afrique, telles la montée au pouvoir de Bokassa en Centrafrique. De la même façon, la description de la culture tsigane en Bulgarie et des pygmées en Centrafrique (entre autres) nous apporte une touche culturelle au milieu des horreurs des crimes perpétrés. En plus de nous délivrer un roman passionnant, Jean-Christophe Grangé nous rappelle son passé de grand reporter international par ces descriptions jamais ennuyeuses et toujours au service de l’intrigue.

Certains regrettent les descriptions trop « réalistes » des meurtres et autopsies ; je trouve personnellement qu’elles font partie intégrante du « style » Grangé.

Le lecteur est en tout cas tenu en haleine jusqu’à la toute dernière page : quand bien même je m’attendais aux révélations concernant le héros, j’étais loin d’imaginer en totalité ce que l’imagination débordante de l’auteur nous réservait.

A savourer encore et encore !

 
 

Extraits :

 

Pourtant, tout à coup, il murmura : « Elles sont là. »

Je levai les yeux. Dans le ciel de pourpre, un groupe tournoyait. Une centaine d’oiseaux se posaient lentement dans les eaux éparses des marécages. Joro me prêta ses jumelles. Je scrutai les oiseaux qui planaient, bec tendu, attentifs à l’azur. C’était merveilleux. Je prenais enfin la mesure du voyage ailé qui allait les porter jusqu’en Afrique.

 

La jungle était un véritable champ aux morts, un mélange d’existence acharnée et d’anéantissement profond. Partout des souches vermoulues, des arbres effondrés, des odeurs de pourriture ressemblaient aux ultimes sursauts d’une vie d’excès. Marcher en forêt, c’était évoluer dans cette perpétuelle agonie, cette mélancolie de parfums, cette rancoeur de mousses et de marigots.

 

Et si vous souhaitez lire d’autres avis sur ce roman, je vous invite à cliquer ici.

 
 

 

3 Comments

  1. Merci pour cette chronique Linette !

  2. je suis définitivement fan de ton blog, la présentation, les rubriques, le style… mais beaucoup moins de Grangé. Mais je vais peut être suivre ton avis et essayer celui ci.

    • Chouette, une nouvelle groupie 😉
      J’espère te revoir très souvent !

      Pour Grangé, je partage un peu … c’est très inégal je trouve … mais celui-ci peut-être acheté les yeux fermés 😉

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