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Comment une maman arrondit ses fins de mois en BLOGUANT !!

Pourquoi j’ai mangé mon père ? – Roy Lewis

 
pourquoi mangé mon père
 

Voici un livre quelque peu méconnu, que j’ai découvert grâce à mon cher et tendre (une fois n’est pas coutume… on ne peut pas dire qu’il soit un grand lecteur !)

Eh bien le moins que l’on puisse dire, c’est que ses lectures sont de qualité !

Je vous laisse découvrir ci-après ma chronique sur ce petit livre qui ne paye pas de mine mais qui vous fera passer un excellent moment.

 
 

Le résumé :

 

L’action se passe à l’époque du Pléistocène, dont la fin correspond à la fin de ce que les archéologues appellent le Paléolithique. (Vous vous situez tout de suite mieux dans notre Histoire, n’est-ce pas ?)

Roy Lewis met en scène de manière comique les tribulations de la famille d’Edouard, le père, génial inventeur qui cherche à toujours faire progresser l’espèce et à devenir un Homo Sapiens. Il découvrira successivement comment faire le feu, comment durcir les pointes à la flamme. Il incitera également ses fils à pratiquer l’exogamie, c’est-à-dire à rechercher leur compagne en dehors du cercle familial. Il finira enfin par inventer l’arc.

Le confort de tout son clan est ainsi amélioré petit à petit grâce à ses incroyables inventions, ces inventions créant elles-mêmes une émulation dans l’ensemble de la famille : la mère Edwige se met à cuire les viandes, Alexandre, l’un des fils, dessine, Tobie excelle dans la fabrication et la taille des armes, Oswald est le chasseur de la bande. William tente de dresser un chien. Enfin Ernest (qui est aussi le narrateur de l’histoire) est le penseur de la famille et sera le premier à découvrir que l’Homme a aussi une vie intérieure à travers les rêves.

L’oncle Vania, frère d’Edouard, est lui un apôtre de la vie au naturel et du retour à l’état dit « sauvage ». Sa devise : « Back to the trees » ! Il s’oppose ainsi au progrès représenté par Edouard, mais ne rechigne pas à profiter de temps en temps du confort de la vie moderne.

 
 

A propos de l’auteur :

 

Roy lewis est un écrivain et journaliste britannique, décédé en 1996.

Après des études brillantes, notamment en économie, il part voyager dans l’hémisphère sud de notre planète et découvre l’Australie, où il vivra jusqu’à la fin de la guerre.

De retour en Angleterre, il rédige de nombreux ouvrages socio-économiques. Journaliste pour The Economist puis The Times, il n’écrira que trois romans, dont Pourquoi j’ai mangé mon père ? qui reste le plus connu.

C’est un ami proche qui le fera s’intéresser à l’Histoire de l’espèce humaine ; la légende dit que ce serait suite à une conversation au cours de laquelle cet ami lui mimera les peintures rupestres en dansant que Roy Lewis aurait eu l’idée de Pourquoi j’ai mangé mon père ?. Il aurait alors décelé le potentiel comique de la représentation de l’évolution de l’Homme.

 
 

Mon point de vue :

 

J’ai adoré ce roman, plein d’humour et pourtant riche de réflexions sur notre monde, sur l’Homme et sa quête perpétuelle de progrès.

Les situations cocasses (comme ce passage où les cinq frères ne savent pas comment draguer les demoiselles d’un autre clan), le langage totalement anachronique des personnages (ils s’expriment tout aussi  bien que vous et moi, et utilisent même des termes particulièrement recherchés. J’ai dû sortir mon vieux « Petit Robert » à deux ou trois reprises), l’oncle Vania, tellement représentatif de ces personnes critiques mais profiteuses malgré tout de cela même qu’elles condamnent, bref, tout cela contribue à donner beaucoup de plaisir au lecteur.

Pour ne rien gâcher, ce roman nous cultive et nous fait découvrir la vie des Hommes de cet âge préhistorique. De par les thèmes abordés, c’est enfin une source de réflexions inépuisable et un condensé de pensées sur l’Homme, son évolution, le progrès, mais aussi sur tout un tas d’autres sujets dont on trouve à notre époque un écho tout particulier.

La place des femmes dans la société (à la maison ou au travail ?), le retour au naturel représenté par l’oncle Vania (que l’on retrouve aujourd’hui parmi les écologistes), le racisme à l’égard des « tribus » étrangères, la course en avant que constitue la recherche du progrès et les risques que cela fait courir à l’Homme (j’ai personnellement fait un parallèle avec le nucléaire), la tentation esclavagiste de l’Homme se sentant tout puissant après sa découverte du feu : autant de sujets que l’on peut trouver racontés dans un style burlesque qui fait très facilement passer toutes ces idées.

Vous l’aurez donc compris : je vous recommande très chaudement cette lecture !

 
 

Extraits :

 

A mesure que nos chasses gagnaient en efficacité, les femmes pouvaient passer plus de temps aux travaux de ménage, au lieu d’être obligées de suivre les chasseurs pour avoir leur part du butin.Ce fut vers cette époque que père commença de dire que la place de la femme est au foyer.

 L’ennui, c’était que [la viande] était toute sur quatre pattes. Et d’essayer de chasser la viande sur quatre pattes […] quand on essaie de se tenir soi-même difficilement sur deux, c’est littéralement un jeu d’andouilles.

 

Et si vous souhaitez lire d’autres commentaires, je vous invite à cliquer ici !

 
 

 

Recherches ayant mené jusqu'ici :

  • pourquoi j\ai mangé mon père résumé de chaque chapitre (13)
  • pourquoi jai mangé mon père chapitre 1 (1)
  • pourquoi jai mangé mon père résumé par chapitre (1)
  • pourquoi peut on dire que le roman pourquoi j\ai mangé mon père est humoristique (1)

8 Comments

  1. Le titre me dit bien quelque-chose. Ça ne serait pas un peu un « classique » ce livre ?
    Bonne suggestion, que je vais noter !

    PS : Linette, tu penses bien à actualiser la catégorie d’édition de ton article sur hellocoton ? J’ai vu que cet article passe en « vie professionnelle » (ta catégorie automatique d’édition) or, si tu le réédites dès le départ en « littérature », tu toucheras le public visé d’emblée. On ne pense pas toujours à la faire mais c’est le genre de petits trucs qui peut permettre à d’autres blogueuses de te découvrir.

    • effectivement beaucoup le considèrent comme un classique, mais je me suis rendue compte qu’il y avait peu de critiques sur d’autres blogs littéraires et même pas du tout sur Livraddict !

      Merci pour le conseil Hellocoton. Je ne suis pas encore très au fait de tout cela. Je m’en vais de ce pas actualiser la catégorie.

  2. Salut Linette,

    J’aime beaucoup ce résumé, il donne envie de lire le livre. J’adore les histoires au style un peu décalé qui peuvent se retranscrire à l’époque actuelle. Et pourtant, comme ton cher et tendre, je ne suis pas un grand lecteur (1/mois).
    Allez, hop, in the pocket!

    • Hello Julien
      l’essentiel n’est pas de lire bcp mais de lire ce qui nous plaît !
      et si c’est pour toi « in the pocket », n’hésites pas à passer par le lien « ici » en bas de l’article, qui t’envoie sur amazon. Le livre ne te coûte pas plus cher mais je perçois une (toute petite) commission… et on connaît le dicton : les petites ruisseaux font les grandes rivières.
      merci 😉

  3. Tant mieux si mon petit conseil t’a été utile pour hellocoton. Avant, je ne prêtais pas attention à ce genre de détail. En fait, ça fait un moment que mon blog est enregistré sur HC mais je ne m’y connectais quasiment jamais, à part pour aller voir quand j’avais un mail m’informait que j’avais une nouvelle abonnée.
    Mais depuis quelques mois, suite à un de mes articles qui a été placé en Une, j’y ai fait plus attention.
    Et petit à petit, j’ai appris deux, trois petits trucs utiles pour essayer d’être plus visible là-dessus.
    Mais j’abrège.
    N’hésite pas à me sonner si tu veux en savoir plus. C’est pas grand-chose mais ça peut aider.

    Et pour revenir à ton livre, apparemment, sur babelio, il y en a pas mal de critiques !
    http://www.babelio.com/livres/Lewis-Pourquoi-jai-mange-mon-pere/3918

    Je ne connais pas Livraddict. Je vais voir ce que c’est.
    Mais comme je suis inscrite sur babelio, je ne vais peut-être pas m’amuser à faire les deux !

    Bon week-end !

    • livraddict ressemble – un peu – à babelio, mais je pense que la population n’est pas la même : beaucoup de 20-25 ans d’après ce que j’ai compris.
      Je navigue entre babelio et livraddict, mais c’est vrai que cela mange pas mal de temps…

  4. Bien d’accord avec ton analyse! j’ai adoré ce bouquin et je l’ai presque imposé à mes enfants qui l’ont tous lu avec, finalement, un plaisir non dissimulé. C’est parmi nos lectures communes celle qui donne des « oh fait pas ton Vania! » dans certaines circonstances. Réplique qui laisse pantois les non initiés ce qui nous fait mourir de rire.
    Et une petite victoire pour la mère qui essaie-tant-bien-que-mal-de faire-aimer-la- lecture à ses sales gosses, ils l’ont lu avant que ce soit rendu obligatoire par un prof de français.YES! Le mérite revenant surtout en fait à une couverture et un titre accrocheurs pour des ados, la preuve moi je l’ai lu à 40 et des brouettes 😉 et je rejoins Céline c’est un classique de l’educ nat maintenant.
    bon j’arrête ma longue bafouille et je file « flouder » ton blog

    • Merci pour ton commentaire
      Mes pitchounettes n’ont pas encore l’âge de le lire … wait and see

      mais elles adorent déjà les bouquins 😉

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