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Comment une maman arrondit ses fins de mois en BLOGUANT !!

La pendue de Londres – Didier DECOIN

 

pendue londres

 

Au rayon des nouveautés de ma bibliothèque préférée se trouvait mis en évidence La Pendue de Londres, de Didier DECOIN. La couverture, le titre, me donnaient envie d’en savoir plus…

 
 

La pendue de Londres – le résumé :

 

D’un côté, nous avons Ruth Ellis, dernière condamnée à mort d’Angleterre. Elle est belle et sa beauté n’est pas sans rappeler celle de Marylin Monroe, même si l’histoire se passe au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Elle est belle, mais c’est une prostituée de luxe qui n’a décidément pas de chance en amour…

De l’autre côté, se trouve Albert Pierrepoint, dernier « exécuteur » du Royaume Uni, considéré comme le plus prolifique de tous. C’est un homme somme toute normal, qui considère son métier de bourreau comme un devoir. Il l’exerce le plus professionnellement possible et surtout le plus rapidement, pour ne pas faire souffrir les condamnés à mort.

La Pendue de Londres est leur histoire, jusqu’à leur rencontre finale sur l’échafaud.

 
 

A propos de Didier DECOIN, l’auteur :

 

Didier DECOIN, voilà un nom qui me disait quelque chose… et pour cause !

D’abord, il est le fils de Henri DECOIN, cinéaste français auteur de plus de quarante films, dont Razzia sur la schnouf (avec Jean GABIN) ou l’Homme au Masque de Fer (avec Jean MARAIS) pour les plus connus.

Ensuite, Didier DECOIN est un écrivain et scénariste français, lauréat du Goncourt 1977 pour John l’Enfer, histoire d’un indien cheyenne laveur de carreaux à New York.

Journaliste de presse écrite, il écrit son premier roman à seulement 20 ans, puis se tourne quelques années plus tard vers le cinéma et surtout la télévision, pour lesquels il est notamment l’auteur des scénarios de la mini-série Le Comte de Monte Christo, avec Gérard DEPARDIEU dans le rôle titre.

Depuis 1995, il est membre de l’Académie Goncourt.

 
 

Ce que j’ai pensé de La pendue de Londres :

 

Voilà encore un livre coup de coeur ! L’histoire de Ruth Ellis est vraie, l’art de Didier DECOIN est de nous plonger dans sa vie et nous faire palpiter de bout en bout de son roman.

Dès le début du livre, le lecteur en connaît la fin : Ruth sera pendue.

Son histoire est celle d’une femme qui n’aura jamais eu de chance mais qui jusqu’au bout croira que sa vie peut changer. Ruth est surtout une très belle femme, qui fera tourner la tête de nombreux hommes, dont son père. Elle est ainsi abusée dès son plus jeune âge, tombe enceinte et s’accroche à la vie pour donner à son petit garçon un bonheur qu’elle croit encore accessible pour elle-même.

En parallèle, le lecteur découvre la vie d’Albert Pierrepoint, son futur bourreau.

Didier DECOIN parvient à raconter leur vie à tous les deux, en alternant chapitre après chapitre un morceau de chacune de leur histoire, jusqu’à ce que Ruth et son bourreau se rencontrent pour son exécution.

Au delà du roman, ce livre est une véritable réflexion sur la peine de mort, sur ce que peut ressentir l’exécuteur lors de l’accomplissement de son travail, mais aussi sur la culpabilité pas toujours aussi évidente de la condamnée à mort.

J’ai littéralement adoré la Pendue de Londres, de bout en bout, j’ai cru comme Ruth que sa vie allait changer, que l’Amour allait enfin frapper vraiment à sa porte. Ajoutez à cela une plongée dans le Londres des années 30, une opposition finement décrite entre la vie ordonnée d’un bourreau et la vie tumultueuse d’une femme au destin tragique, et vous obtiendrez un portrait de femme touchant, un roman historique, biographique, voire philosophique… empli d’humanité.

A dévorer urgemment !

 
 

Extraits :

 

Déterminée et volontaire jusque dans sa façon de marcher, elle fait gicler sous ses pas les flaques d’eau des trottoirs de Londres. Parce que c’est à pied qu’elle retourne chez ses parents. Le bus, le métro, elle n’a plus assez d’argent, même pour ça.

 

A présent, la nuit tombe, et avec elle un crachin intermittent qui fait sur la ville comme les rayures d’un vieux film. Les hautes cheminées blanches de Battersea Power Station crachent des remugles de charbon brûlé, à quoi s’ajoutent les fumées des locomotives dont les suies mêlées de pluie font couler sur les maisons d’éphémères arabesques noires où des diseuses de bonne aventure assurent pouvoir lire l’avenir de Londres aussi clairement que dans du marc de café.

 
 

2 Comments

  1. Punaise, c’est bête, j’ai fait une commande de livres hier soir !!! J’aurais eu ton article à ce moment là, je crois que je l’aurais ajouté … Tant pis, va falloir que je retourne chez mon libraire, tu as trop bien vendu le livre et tu m’as donné envie 😉

    • hi hi hi ! c’était fait pour ! le roman se lit vite, tu trouveras le temps de le dévorer, après l’avoir acheté bien sûr…
      Belle journée à toi

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