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Comment une maman arrondit ses fins de mois en BLOGUANT !!

Première pierre à l’édifice de votre patrimoine : l’épargne de précaution

 
working girl

Flickr – Gilles Gonthier

 

Comme vous avez pu le lire dans mes précédents articles,  vous avez plusieurs moyens d’augmenter l’argent en votre possession : soit vous en gagnez plus, soit vous parvenez à en dépenser moins (en réduisant vos cotisations d’assurance, en ouvrant un compte en ligne ou en utilisant le cashback).

Une fois ces quelques économies réalisées et vos petites et grandes envies assouvies, découvrez quel est le premier réflexe à avoir : se constituer une épargne de précaution.

 
 

Epargner, qu’est-ce que c’est ?

 

C’est ce qu’il reste de vos revenus, une fois enlevées les sommes nécessaires à votre consommation, à votre logement et au paiement de vos impôts.

La première chose à faire avant de placer cet argent de manière risquée c’est de mettre en place ce que l’on appelle votre épargne de précaution.

Cette épargne correspond au « matelas » financier indispensable pour faire face à toute sorte d’imprévus.

En effet, vous avez besoin de vous constituer cette épargne afin de pouvoir répondre aux dépenses non prévues dans votre budget, tels la panne de voiture ou le changement du réfrigérateur. Si vous ne disposez pas d’argent ainsi disponible, vous devrez avoir recours à un crédit à la consommation coûteux qui viendra plomber un peu plus vos dépenses courantes. Ou bien vous renoncerez à la réparation de votre véhicule, si cela est possible, avec les conséquences que cela pourrait malheureusement avoir…

Chacun d’entre vous est donc concerné, quel que soit son niveau de revenu.

Il  ne s’agit pas de mettre de côté des sommes faramineuses, même ne placer que 15 ou 20 euros de côté chaque mois constitue déjà en fin d’année une somme non négligeable.

De la même façon, une belle rentrée d’argent due par exemple à une prime ou un crédit d’impôts devrait être destinée en grande partie à constituer cette épargne de précaution, et ce malgré l’effort que cela peut demander pour résister au dernier Ipad ou à cette superbe paire de chaussures que vous venez de voir en solde…

 
 

Epargner, d’accord, mais comment choisir son placement ?

 

Chacun d’entre vous connaît déjà la réponse : votre objectif est d’avoir de l’argent rapidement disponible en cas de « pépin », c’est donc sur des livrets d’épargne que vous allez le placer.

Là, vous avez plusieurs options possibles :

ouvrir un livret A ou un Livret de Développement durable : l’argent est disponible très vite, il rapporte malgré tout un peu et suit généralement l’inflation. Ce sont ce que l’on appelle des livrets réglementés, dont la rémunération est fixée par l’Etat.

ouvrir un Livret d’Epargne Populaire si vous y avez droit : malheureusement, je connais beaucoup de personnes qui ignoraient tout de ce livret, pas vraiment « vendu » par vos conseillers bancaires. Vous y avez droit si votre impôt sur le revenu est nul ou ne dépasse pas un certain montant (769 euros d’impôts en 2011).

ouvrir un Compte Epargne Logement : le CEL vous permet de garder votre argent disponible, tout en vous donnant des droits à prêts pour un futur investissement immobilier. En contrepartie, la rémunération offerte est moins intéressante que celle du livret A.

J’ai personnellement fait le choix du CEL car je table sur une hausse prochaine des taux d’intérêt. J’espère ainsi acquérir des droits à prêts intéressants pour un futur achat immobilier que j’espère  faire à moyen terme.

Attention à ne pas confondre le Compte Epargne Logement avec le Plan d’Epargne Logement, qui nécessite d’attendre 4 ans pour ne pas perdre les avantages qu’il procure (droits à prêt et prime d’état).

écumer Internet à la recherche des « super livrets » proposés par les banques, avec des taux de rémunération souvent élevés mais seulement pour une période donnée. Je ne conseille pas particulièrement ces livrets aux personnes qui n’ont pas encore pu se constituer leur épargne de précaution car ils impliquent de retirer l’argent lorsque le taux de rémunération n’est plus intéressant, pour le placer ailleurs. En outre, les gains générés sont bien souvent imposables.

Cela implique donc une certaine gymnastique que ne sont pas prêtes à faire des personnes débutant leur « stratégie » d’épargne.

 
 

Epargner, d’accord, mais quelle doit être l’épaisseur du matelas ?

 

Le montant de l’épargne de précaution dépend du train de vie et des besoins de chacun d’entre vous. Un célibataire sans enfant n’aura pas les mêmes besoins qu’une famille nombreuse…

Il est toutefois d’usage de conseiller une épargne équivalente à 3 à 6 mois de vos dépenses courantes.

Ainsi, si chaque mois vous avez impérativement besoin de 800 euros pour vivre, vous devrez vous constituer une épargne de 2400 euros à 4800 euros minimum. Pour déterminer votre besoin mensuel, vous avez tout intérêt à tenir un budget, comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le conseiller dans mes précédents articles.

Cette épargne constituera un matelas confortable qui devrait vous permettre de voir venir et surtout de pouvoir passer aux étapes suivantes : épargner et investir de manière plus risquée, pour répondre à vos besoins à plus long terme (la retraite, les études des enfants, vos envies de moins travailler voire ne plus travailler au sens classique du terme, voyager…).

N’oubliez pas : ce n’est pas le montant que vous mettrez chaque mois qui est important, c’est la rigueur que vous vous imposerez à vous-même pour le faire dès que vous aurez une petite ou une grosse rentrée d’argent !

 
 

Recherches ayant mené jusqu'ici :

  • montant épargne de précaution (13)

8 Comments

  1. Merci pour ce rappel ô combien judicieux.

  2. Bonjour,
    en ce qui concerne le CEL, il faut, comme pour tout livret, savoir jouer avec les intérêts. En effet, toute sommes déposée avant le 1er ou le 15 du mois est comptabilisée à ces dates là pour les intérêts. En revanche, tout retrait le 30 du mois par exemple, prend effet le 15…
    Du coup, chaque mois, nous versons la totalité de notre compte courant sur le CEL, et chaque jour ou presque, nous faisons des virements pour subvenir à nos besoins. Nous faisons donc en sorte de créer des intérêts en continu.
    Petit exemple:
    Pour placer 200€ en fin de mois sur le CEL, il y a deux façons d’y arriver
    – Placer 200€ à la fin du mois, du coup, les intérêts commenceront à être comptabilisés le mois prochain.
    – Placer son compte courant dès la fin du mois précédent, puis jouer avec les virements internes, et finalement ne garder que 200€ à la fin du mois suivant. Les intérêts porteront alors sur 1500€ par exemple sur la première quinzaine, et 200€ sur la seconde. Et cela change tout! Vous avez ainsi gagner, sur une quinzaine, l’équivalent de 1500€ pour intérêts. Vos intérêts grimpent donc plus vite, vous atteignez donc les droits à prêts plus rapidement, et surtout, vous pouvez changer d’épargne plus rapidement, vu le faible taux du CEL.

    • bonjour Cédric et merci pour ce rappel important concernant le mode de calcul des intérêts.
      Adopter la solution que tu préconises est une bonne idée, mais cela demande une gymnastique de gestion des comptes que malheureusement beaucoup ne prenne pas le temps de mettre en place…

  3. Merci pour cette piqûre de rappel 🙂

  4. Afin d’avoir un ordre de grandeur pour aider les investisseurs sachez que les Français épargnent en moyenne entre 15 et 18% de leur revenu.

    Il faut également avoir à l’esprit que l’épargne sur les livrets sert uniquement d’épargne de précaution et comme le dit Linette, il ne faut pas dépasser 6 mois de salaire. Au delà cela ne sert à rien. Un livret couvre son épargne de l’inflation et c’est tout, on ne va pas s’enrichir avec un livret A. Cela doit rester une cagnotte d’urgence qui sera facilement mobilisable en cas de coup dur.

    Une fois son épargne de précaution constituée il faut s’intéresser aux autres placements (immobilier, bourse…).

    • tout à fait Ludovic. Je m’attacherai dans de prochains articles à expliquer ma démarche et mon intérêt pour les autres placements que tu cites.
      A bientôt

  5. Très bien résumée ici les manières d’épargner. Le Livret A a augmenté son plafond. Est-ce que cela veut dire qu’on ne peut pas mettre plus que ce plafond ou qu’au delà de cette limite il devient imposable ?

    • effectivement, on ne peut placer plus que le plafond (22950 € au 01/01/2013). Par contre, les intérêts cumulés chaque année permettent de dépasser ce plafond, sans pour autant qu’ils soient imposables.

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