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Comment une maman arrondit ses fins de mois en BLOGUANT !!

Kinderzimmer – Valentine GOBY

 

 livre a lire

 

Voici un livre qui m’a fait frissonner : on ne peut absolument pas le qualifier de roman de plage, pourtant je l’ai lu (enfin, dévoré !) pendant mes dernières vacances d’été sous le soleil corse…

 
 

Résumé :

 

Suzanne LANGLOIS, alias Mila, raconte son histoire, celle qu’elle a vécue en tant que jeune fille puis jeune mère à Ravensbrück. Déportée politique, elle se retrouve dans le camp de Ravensbrück, à la frontière nord de l’Allemagne. Dans ce camp de femmes, elle nous fait (re)découvrir l’horreur des camps, où la « Chambre des enfants » occupe une place à part, une place qui relie le camp à la vie « normale ».

 
 

A propos de Valentine GOBY :

 

Valentine Goby est née en 1974. Kinderzimmer paraît en 2013, il s’agit de son huitième roman, parmi une œuvre qui compte notamment de nombreux ouvrages de littérature jeunesse.

 
 

Mon point de vue sur Kinderzimmer :

 

Habituellement, je n’aime pas lire les romans et témoignages sur la Seconde Guerre Mondiale et en particulier sur les camps de concentration. Pourquoi ? Sans doute parce que j’ai vu beaucoup de films sur ce sujet, j’ai aussi eu l’occasion de « visiter » un camp de concentration alors que j’étais collégienne : le camp de »Natzweiler », au nord de Colmar.

J’avais alors été très mal à l’aise et surtout très impressionnée par tout ce que nous avions vu : les différents bâtiments, de celui où dormaient les déportés, à celui où avaient lieu des expériences nazies jusqu’au crematorium et à la potence, dressée au milieu du camp.

Bref, je n’aime pas me rappeler cette période de notre Histoire.

Kinderzimmer fait plonger le lecteur dans l’horreur des camps, telle que l’on peut la connaître via les nombreux témoignages et films que l’on a pu voir sur ce thème.

Là où il se différencie, c’est qu’il nous donne le point de vue de femmes et aborde un sujet méconnu : celui de ces mères qui ont accouché dans les camps. Elles ne savent pas alors combien de temps elles et leur petit bout vont tenir, mais ce bébé leur donne justement une raison de plus de s’accrocher à la vie.

J’ai aussi particulièrement apprécié le style de Valentine GOBY, tout à fait adapté aux circonstances décrites : un présent permanent, qui est celui dans lequel vivent ces prisonnières. Chaque jour de plus est un jour de vie supplémentaire : la débrouille, le sabotage, discret, mais certain, pour participer à leur petite échelle à la lutte contre les Allemands, l’entraide, tenir, encore et toujours, malgré la fatigue, le froid, l’épuisement…

Certaines situations prêtent même à sourire, car les déportées trouvent encore la force de jouer avec leurs tortionnaires, qui ne comprennent pas leur langue, la fameuse langue « concentrationnaire ».

Quelques parenthèses de lumière, à l’occasion d’un anniversaire, de Noël, viennent éclairer leur présent si routinier, où chaque minute vécue est une victoire sur l’ennemi allemand.

En bref, ce roman est un excellent document sur l’histoire vraie des femmes déportées. Malgré tout ce que j’avais déjà pu découvrir sur ce thème, j’ai encore appris de nouvelles choses sur les camps.

A LIRE et A RELIRE…

 
 

Extraits :

 

Pour Mila, rien n’a de nom encore. Des mots existent, qu’elle ignore, des verbes, des substantifs pour tout, chaque activité, chaque fonction, chaque lieu, chaque personnel du camp. Un champ lexical, sémantique complet, qui n’est pas de l’allemand et brasse les langues des prisonnières, l’allemand, le russe, le tchèque, le slovaque, le hongrois, le polonais, le français.

 

Mila regarde la petite flaque répandue par terre jusqu’à ce qu’une Française crie tu es enceinte ? Mila ne répond pas, habituée au secret, effrayée par la sanction, alors la femme dit elle perd les eaux, la petite accouche. Perdre les os, des os vont franchir son col.

 

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