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Comment une maman arrondit ses fins de mois en BLOGUANT !!

Jouez violons – Ed McBAIN

 
jouez violons
 

Un énième polar emprunté par hasard à la bibliothèque, un énième super choix !

Je ne connaissais pas l’auteur, pourtant l’une des grandes personnalités du roman noir et scénariste pour le cinéma (les Oiseaux d’Hitchcock) ou la télévision (Columbo).

Cette ultime histoire du 87ème district – série de  55 romans écrits par McBain entre1956 et 2005 – se déroule comme toujours dans la ville totalement imaginée d’Isola et ne nous laisse aucun répit.

 
 

Le résumé :

 

Un violoniste aveugle, ancien du Vietnâm, est retrouvé assassiné de deux balles en pleine tête derrière le club où il jouait.

Quelques jours plus tard, le corps d’une femme d’une cinquantaine d’année est retrouvé chez elle, meurtri de la même façon.

Les policiers du 87e district ne tardent pas à faire le rapprochement : les deux victimes ont été tuées par la même arme.

S’en suivront d’autres meurtres, que rien ne semble relier si ce n’est toujours cette arme du crime.

Steve Carella, flic récurrent de la saga du 87e District d’Ed McBAIN, prend en main l’enquête, tandis que, côté vie privée, il se retrouve confronté à ces deux jumeaux en plein crise d’adolescence.

 
 

A propos de l’auteur :

 

Ed McBain est né en 1926 à New York, décédé en 2005 d’un cancer du poumon.

Grande personnalité du roman noir, plusieurs de ces romans seront adaptés au cinéma, tels Entre le ciel et l’enfer (Akira Kurosawa – 1963) ou encore Le Cri du Cormoran le soir au-dessus des jonques (Michel Audiard -1970).

Les inspecteurs du 87ème district feront l’objet d’une soixantaine de romans, évoluant dans un contexte social proche de la réalité contemporaine traversée par leur auteur.

De machiste, l’univers de McBain se féminisera jusqu’à rendre les personnages féminins incontournables.

Ed McBain sera l’un des premiers romanciers à décrire les techniques de police scientifique et de médecine légale.

 
 

Mon point de vue :

 

L’écriture de Ed McBain, dont c’est là le dernier roman avant sa mort, est rapide et précise.

L’histoire ne nous laisse pas reprendre notre souffle ; les scènes s’enchaînent, l’agilité d’esprit du lecteur est indispensable pour ne pas perdre le fil de l’histoire.

Cela contribue à nous plonger dans l’univers des enquêtes pour homicides, où les policiers doivent aller très vite avant les potentiels meurtres suivants.

Ed McBain n’en oublie pas moins de donner à ces personnages un côté attachant, en nous faisant découvrir leur vie privée et les divers questionnements qui la caractérisent.

En bref, un roman qui se lit tout seul et qui nous happe jusqu’à la dernière ligne.

Du grand McBain !

 
 

Extrait :

 

La famille Sobolov faisait shiva. Meyer connaissait, rien de nouveau pour lui, mais c’était la première fois que Carella assistait à une veillée funèbre juive. Il suivait le mouvement. Quand il vit son collègue ôter ses chaussures devant la porte ouverte de l’appartement, il enleva aussi les siennes.

– On laisse la porte ouverte pour que les visiteurs puissent entrer sans déranger la famille en frappant ou en sonnant, commenta Meyer.

Il se lava les mains au-dessus d’une petite bassine d’eau posée sur une chaise à droite de la porte. Carella en fit autant.- Je suis pas croyant, dit Meyer. Me demande pas pourquoi on se lave les mains avant d’entrer.

Une vingtaine de personnes environ se pressaient dans le séjour des Sobolov. Cinq d’entre elles étaient assises sur des bancs, dont Meyer expliqua plus tard qu’ils étaient fournis par l’entreprise de pompes funèbres. Tous les miroirs de la maison étaient recouverts d’un voile, une grosse bougie se consumait dans un coin de la pièce.Selon la coutume juive, Sobolov avait été enterré tout de suite et la famille avait commencé la veillée en rentrant de la cérémonie. On était vendredi matin, le 18 juin. Les hommes ne s’étaient pas rasés, les femmes n’avaient pas de maquillage. L’appartement baignait dans un profond sentiment de perte. Carella avait assisté à des veillées funèbres irlandaises, où les femmes gémissaient mais où l’on riait et buvait beaucoup aussi. Il avait participé à des veillées italiennes, où les femmes poussaient des cris en déchirant leurs vêtements. Ici, ce qui prévalait, c’était la douleur silencieuse.

 

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