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Travailler en nuisette pour mieux profiter de sa vie

Les jolis mots du dimanche : amours oubliées

 
A l’instar d’autres blogueurs qui nous proposent leur petit truc du lundi, du vendredi ou autre, je me suis dit que ce serait sympa de vous donner rendez vous tous les dimanches pour retrouver de jolis mots, mots qui m’ont touchés émus, fait rire, dans un texte, une chanson ou tout simplement une citation.

J’ai réécouté dernièrement un album de Juliette, artiste que j’aime particulièrement : Mutatis mutandis (2005).

Et j’ai à nouveau eu le frisson en écoutant cette superbe chanson , « Une lettre oubliée », racontée et interprétée par Juliette en duo avec le regretté Guillaume Depardieu.

Je vous propose de découvrir ce texte magnifique (enfin, je trouve…) :

Lui :
Mon amour, ma bien aimée,
Me voici trop loin de toi,
Comment survivre éloigné
De ton coeur et de tes bras ?Elle :
De mon coeur et de mes bras
Tiens, je l’avais oubliée
Cette lettre et qui, ma foi,
Peut me l’avoir envoyée ?

Lui :
Si tu savais quel ennui
Loin de nos jeux amoureux
Elle :
Est-ce André ou est-ce Henri ?
Est-ce Paul aux si beaux yeux ?

Lui :
Rien ne distrait la folie
Qui m’entoure mais rien ne peut
Détourner mon coeur épris
Elle :
Oh non, ça ne peut être lui !

Lui :
Mon amour, mon feu, ma joie,
Je reviendrai, sois-en sûre
Elle :
Vrai, c’est la première fois
Que je vois cette écriture.

Lui :
Ton portrait posé sur moi,
Me protège et me rassure
Elle :
Cette lettre entre mes doigts
Serait-elle une imposture ?

Lui :
Oui, l’enfer est de ce monde
Mais le pire est de compter
Ces heures, ces jours, ces secondes
Qui nous tiennent séparés

Elle :
J’ai beau chercher dans la ronde
De mes amoureux passés
Dans quelle amnésie profonde
Cet amant-là s’est noyé

Lui :
Mon amour, ma toute belle,
Je t’aime et je t’aime tant
Elle :
Il n’y a rien d’éternel,
Rien qui ne résiste au temps

Lui :
Un baiser sur ta prunelle,
Sur ta bouche tout autant
Elle :
Rien qui ne résiste au temps
Et la mémoire est cruelle

Lui :
Mais adieu ma vie, mon coeur,
Il faut bien que je m’en aille
On m’appelle, il est six heures
A demain, vaille que vaille !

A moins que ton artilleur
N’ait pour seules funérailles
Que les tranchées et la peur,
Le vacarme et la mitraille

Elle :
Sur ces pages abîmées
Il manque une ultime morsure,
La certitude affirmée
D’une simple signature

Lui :
Mon amour, si d’aventure
Au front je devais tomber,
Je voudrais que tu me jures
De ne jamais m’oublier

Elle et Lui :
Je voudrais que tu me jures
De ne jamais m’oublier.
 
 

Paroles et Musique : Juliette Noureddine   2005  « Mutatis mutandis » © Le Rideau Bouge / Polydor
Chanson sous-titrée « Verba volant, scripta manent » (les paroles s’envolent, les écrits restent).

 

 
 

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