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Comment une maman arrondit ses fins de mois en BLOGUANT !!

Les enfants terribles – Jean Cocteau

 

enfants terribles

Extrait de l’affiche du film de Jean-Pierre Melville


 

Ce roman est celui de l’adolescence. Oeuvre majeure de Cocteau, elle fait partie des 60 livres préférés des libraires…

 
 

Le résumé

 

Paul et Elisabeth sont frères et soeurs. Orphelins, ils se retrouvent confinés dans leur maison alors que Paul a été blessé après avoir reçu une boule de neige.

Ce roman est leur histoire, celle de deux enfants épris d’un amour fusionnel qui vont peu à peu s’isoler dans leur propre monde, où ils vont s’adorer comme se détester…

 
 

A propos de l’auteur

 

Voilà un romancier, dramaturge, poète, peintre (,,,) dont le nom est connu de tous, tant il a marqué son époque.

Jean Cocteau est né en 1889 à Maisons-Laffitte dans une famille bourgeoise. Elève au lycée Condorcet, il y côtoie un certain Dargelos, un jeune homme vénéneux qui le fascine et marquera son oeuvre (dont Les enfants Terribles).

Renvoyé du lycée, il n’aura jamais son baccalauréat. Cela ne l’empêchera pas de publier à seulement 20 ans son premier recueil de poèmes La Lampe d’Aladin.

En collaboration avec des artistes russes, il créera plusieurs ballets. Il participera au mouvement Dada et influencera grandement le travail d’autres artistes, musiciens notamment, dans le groupe Les Six.

Dépendant de l’opium, il subira plusieurs sevrages, très marquants. C’est au cours de l’un d’entre eux, et en une semaine seulement, qu’il a écrit Les Enfants Terribles, adapté au cinéma en 1950.

Entre 1930 et son décès en 1963, Cocteau baigne dans le milieu artistique de ces époques : Jean Marais (qui sera son compagnon), Coco Chanel, Picasso ou encore Edith Piaf, il aura côtoyé tous les grands artistes de son temps. C’est peu après avoir appris le décès de son amie  « La Môme » qu’il succombera d’une crise cardiaque.

Il  fut élu à l’Académie française en 1955.

 
 

Mon point de vue

 

Quel livre ! J’ai été totalement happée par l’histoire de ces deux enfants et par le style de l’auteur évidemment.

L’histoire peut sembler toute simple : Paul, au lycée, reçoit une boule de neige en pleine poitrine. En repos forcé dans sa chambre, sa soeur va prendre soin de lui, comme la maman qu’ils viennent tout juste de perdre. Elle est une femme-enfant, lui un adolescent meurtri qui vit dans son monde, admiratif d’un certain Dargelos, à l’origine de la boule blessante. Ils vont se retrouver dans la Chambre, lieu de tous les secrets, de tous les mystères, un peu comme un cocon dans lequel ils se réfugient et se protègent du monde extérieur. Seuls quelques initiés ont le droit de pénétrer dans leur univers : Gérard, l’ami fidèle amoureux d’Elisabeth, puis Agathe, troublante de ressemblance avec Dargelos et amoureuse de Paul, qui le lui rend bien.

L’histoire est terrible, amour à mort, jalousie, trahison mais aussi fragilité de ces deux êtres livrés à eux-mêmes mais que la chance permet de survivre, grâce à des protecteurs inattendus : l’oncle de Gérard, puis le mari d’Elisabeth.

J’ai été frappée par le style de Jean Cocteau, fluide mais en même temps terriblement poétique. Pleins de belles images, de situations qui se répondent telles la boule de neige d’un blanc éclatant du lycée / la boule noire pleine d’un poison vénéneux à la fin, toute deux données par Dargelos.

Bref, vous l’aurez compris : ne passez pas à côté de ce chef d’oeuvre de la littérature française, vous ne serez pas déçues !

Plus d’avis ? Retrouvez Les enfants Terribles de Cocteau sur cette page.

 
 

Extraits

 

Gérard venait chaque jour, accueilli par des bordées de gros mots.Il souriait, courbait la tête. Une douce habitude l’immunisait contre de telles réceptions. Elles ne l’impressionnaient plus et même il en savourait la caresse.En face de son sang-froid, les enfants éclataient de rire, feignant alors de le trouver ridicule, « héroïque » et de pouffer entre eux de choses qui le concernaient et dont ils faisaient mystère.

Le malaise grandissait à la chute du jour. Alors elle entrait dans cette chambre que les ténèbres envahissaient.Elle se tenait droite au milieu. La chambre sombrait, s’enfonçait et l’orpheline se laissait engloutir, les yeux fixes, les mains pendantes, debout comme un capitaine à son bord.

Araignée nocturne, elle continuait sa course, traînant son fil, étoilant son piège de tous les côtés de la nuit, lourde, légère, infatigable.

 
 

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