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Comment une maman arrondit ses fins de mois en BLOGUANT !!

Cinq conseils à suivre quand on est convoqué par son patron

 

Aujourd’hui, dans l’esprit de mes articles sur le livre Tremblez, mais osez !,  je souhaite partager avec vous 5 conseils à suivre si toutefois vous deviez être convoqué par votre patron…

Ancienne Responsable des « Ressources Humaines », j’ai en effet été amenée à rencontrer nombre de situations et à être moi-même dans ce cas précis.

 
 

Conseil n° 1 : ne pas gamberger

 

Oh-oh ! le mail est dans votre boîte, le post-it sur votre pile de dossiers : ça y est, votre chef veut vous voir en entretien, mais ce n’est pas encore le moment de faire le point au cours de votre traditionnel « bilan annuel »… Que peut-il bien vous vouloir, par ce message énigmatique « entretien demain 17h dans mon bureau » ? d’autant que ce n’est pas dans ses habitudes, que de vous convoquer comme cela, en fin de journée alors qu’il sait très bien que, le mardi, pour vous, c’est le jour où vous devez justement partir à 17H : vous avez votre cours de karaté…

 

 

STOOOP ! Cessez de gamberger et ne laissez pas votre esprit partir dans tous les sens, ce n’est peut-être rien de grave après tout. Restez zen et suivez mon conseil n°2.

 
 

Conseil n°2 : faire le point objectivement

 

On respire un grand coup, la pression est (un peu) redescendue, alors réfléchissez objectivement aux derniers jours passés au bureau. Pas d’événement particulier, de prise de bec avec ce « collègue » qui prend un malin plaisir, vous en êtes sûr, à siroter son café avec moult déglutissements bruyants en plein milieu de votre présentation et qui passe son temps à détruire tous vos arguments en réunion ?

Vous n’avez pas oublié de serrer la main du grand patron venu faire hier la tournée annuelle de ses usines ?

Plus sérieusement, n’avez-vous pas commis un énorme impair ou une grossière erreur qui peut coûter cher, à vous certes mais aussi à votre chef préféré qui est responsable comme vous ? Dans ce cas comme dans les autres, en y réfléchissant avec calme, vous allez nécessairement comprendre pourquoi vous avez le sentiment d’être « convoqué ».

 
 

Conseil n°3 : ne jamais se montrer surpris

 

Décidément, vous avez mentalement revécu toutes ces dernières journées et rien ne vous vient à l’esprit.

Vraiment rien à vous reprocher ?

Pas de panique, vous vous êtes peut-être fait une montagne d’un rien, tout va bien se passer. Ce dont je suis certaine, c’est que tout se passera bien si vous suivez ce conseil que j’ai appliqué de très nombreuses fois dans ma vie professionnelle comme dans ma vie privée : lorsque l’on pressent un « danger », il ne faut jamais (vous m’entendez JAMAIS) se montrer surpris !

Rien de tel pour déstabiliser votre interlocuteur : lui compte justement sur cet effet de surprise pour vous prendre à dépourvu et vous priver de toute possibilité de réponse.

Si vous faîtes celui (ou celle) qui sait à quoi s’attendre, il sera beaucoup moins sûr de lui et se méfiera instinctivement de votre capacité à vous défendre.

 
 

Conseil n°4 : laissez le parler

 

Le grand moment est arrivé : il est 17h et vous allez frapper à sa porte. Il est là, il vous attend.

Outre les banales amabilités que vous allez échanger, montrez-vous le moins bavard possible et laissez votre chef prendre la parole. Laissez le parler, essayez de comprendre la globalité de son discours et ne chercher pas à vous justifier à la moindre occasion. Attendez qu’il en ait fini avant de réagir.

Rappelez-vous la manière dont votre instituteur vous demandait de résoudre un problème de maths à l’école : toujours lire l’énoncé dans sa totalité avant de s’attaquer à la première question. Eh bien, là, c’est exactement pareil ! (et ne me dîtes pas que vous étiez nul en maths ;-))

 
 

Conseil n°5 : prenez les choses positivement

 

Oui, je sais, c’est sans doute ce qu’il y a de plus difficile, surtout si vous apprenez que vous allez bientôt être licencié, par exemple pour un motif économique (le pire, car vous n’y êtes vraiment pour rien).

Dans le cadre de mes anciennes fonctions, j’ai eu affaire à deux types de personnes :

– celles qui s’écroulent, leur travail, c’était toute leur vie…

– celles qui sont soulagées, car elles n’en pouvaient plus de se lever le matin pour venir se rompre le dos à l’usine.

Autant vous dire que dans le premier cas, le chemin était long avant de leur faire réaliser que les possibilités de reconversion ou de « faire autre chose » étaient nombreuses. Mais je comprenais aussi que tirer un trait sur 20 ans dans une seule et même entreprise, cela ne se fait pas aussi facilement que cela. Il faut du temps, d’autant que la morosité économique dont on nous rabâche les oreilles n’aide pas à positiver…

Dans le second cas, j’ai vu des choses extraordinaires se produire : je me rappelle encore de cette femme, toute timide, qui me dit qu’elle avait toujours voulu travailler auprès des personnes âgées et qu’elle avait justement le diplôme qui va bien pour le faire. Et incroyable ! il y avait justement une maison de retraite qui ouvrirait prochainement dans le village où elle habitait. Quel plaisir pour moi alors de l’aider à rédiger son CV, sa lettre de motivation et l’accompagner vers sa nouvelle vie !

 

En bref, ne vous lamentez pas si votre patron vous annonce ce qui vous semble la pire des nouvelles : c’est sans doute le début pour vous d’une nouvelle vie, où vous allez enfin avoir le choix de faire ce dont vous avez toujours eu envie sans jamais oser tout plaquer.

 

C’est finalement ce que j’ai fait, contrainte et forcée au début, mais aujourd’hui je ne peux que remercier ceux qui m’ont « mise dehors » car ils m’ont ouvert les yeux sur ce que je ne voulais pas devenir et m’ont fait comprendre que le travail, ce n’est pas non plus une fin en soi…

 

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs « Echanges de compétences » organisé par le blog Copywriting Pratique. Si vous avez lu cet article, à combien l’évalueriez-vous sur 5 ? Cliquez sur la note de votre choix : 012345

 
 

 

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6 Comments

  1. J’ai un très mauvais souvenir de la seule fois où j’ai été convoquée par un patron, officiellement, par lettre AR.
    Je ne savais pas exactement ce dont il s’agissait mais je n’étais pas étonnée car je ne travaillais pas dans une super ambiance de travail. J’avais dû m’insérer dans une équipe de filles déjà en place (à l’accueil d’une grande surface) et je sentais bien une certaine hostilité dans mon dos. On m’avait expliqué à la va-vite ce que je devais faire et donc forcément, il m’est arrivé de commettre des erreurs (mais bon, quand on t’a pas expliqué aussi…).

    Bref, j’ai déjà halluciné par cette manière de procéder, par lettre AR. Tu vas me dire que c’est comme cela qu’il faut faire, qu’ils se protègent de cette manière, ok, mais la moindre des choses, c’était peut-être de m’en toucher deux mots avant. De me dire ouvertement et franchement qu’il y avait des trucs qui, apparemment, n’allaient pas pour eux.

    Non, je me suis retrouvée devant le fait accompli, avec un avertissement pour faute professionnelle (un truc dans ce genre) et de toutes manières, j’avais un bloc en face de moi qui m’était complètement hostile (véridique).
    Ils avaient vraiment envie que je m’en aille.
    J’ai pas fait long feu avant de donner ma lettre de démission et d’aller voir ailleurs. C’est ce qu’ils voulaient j’imagine.
    Impossible de travailler dans des conditions pareilles.

    Quelques jours après, j’ai trouvé une autre entreprise, où l’esprit de travail et les collègues étaient nettement plus chaleureux, dans laquelle j’ai passée plusieurs années, et grand bien m’en a pris.

    • effectivement, l’entreprise est tenue de respecter un certain formalisme lorsque la procédure de licenciement est enclenchée. Par contre, dans certaines entreprises, il n’est pas rare d’aborder le sujet de manière officieuse pour préparer le terrain. Après tout dépend les circonstances et les personnes, c’est certain.
      Je ne peux en tout cas que te remercier de ce témoignage dans lequel je reconnais tout à fait l’ambiance qu’il peut régner dans certaines boîtes…et surtout tu confirmes le message que j’essaie de faire passer : il y a toujours du bon à tirer de toutes les « mauvaises » passes, même si cela est plus facile à dire qu’à vivre.

  2. Bonsoir Linette,

    ha, que de mauvais souvenirs ! Surtout, que des patrons « négriers », il en existe encore malheureusement.

    Heureusement, je ne suis plus à leur solde.

    Bel article que tu nous as fait là ! Donc, j’ai voté avec plaisir.

    Bonne soirée à toi et tes lecteurs.

    Sylvie

  3. Bonjour Linette,
    tellement vrai que la finalité n’est jamais la fin en soit et puis la convocation du patron n’est peut être pas pour être licencié, juste peut être une promotion ou autre chose inattendue 😉

    mais comme dit un ami … « Si vous vous attendez au pire .. tout peut être aborder avec sérénité, même le pire, parce qu’il est rarement si pire que ça »

    bonne continuation

  4. Bonjour Linette,

    C’est vrai que c’est déroutant d’être convoquée par AR…et surtout « déshumanisant »!

    Mon dernier patron m’a fait suer aussi, jusqu’à la démission.

    Aujourd’hui, c’est un problème que je n’ai plus, je suis mon propre patron et la vie est belle.

    PS: vraiment perturbant la couleur du texte gris clair pour écrire le commentaire…ça donne pas très envie (aïe je m’arrache les yeux!) d’écrire…

    • merci de ton témoignage, Marie Eve
      je vais voir ce que je peux faire pour le gris clair 😉
      Ca ne m’avait pas gênée, pourtant je suis myope comme une taupe… Merci de me le signaler !

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