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Comment une maman arrondit ses fins de mois en BLOGUANT !!

La chambre des morts – Franck Thilliez

 
chambre des morts
 

Franck Thilliez fait partie d’une nouvelle génération d’écrivains français, genre polar/thriller, dont le style et les histoires ne sont pas sans rappeler les séries policières du moment. La Forêt des Ombres ne m’avait pas déplu, j’ai donc décidé de relire cet auteur avec la Chambre des Morts

 
 

Le résumé :

 

Deux ingénieurs licenciés récemment se retrouvent avec un magot de plusieurs millions d’euros, après avoir percuté un homme dans un champ d’éoliennes.

Cet argent était la rançon que devait remettre l’homme au ravisseur de sa fille, retrouvée morte dans une mise en scène macabre. Mais si l’assassin les avait vu dérober l’argent qui lui était destiné ?

Une autre jeune fille est enlevée peu après ; diabétique, elle n’a que quelques heures devant elle. Lucie, dont c’est là la première vraie enquête, doit la retrouver au plus vite.

Passionnée de psychologie criminelle, elle cherche à comprendre les motivations d’un psychopathe qui semble avoir pris goût au sang. L’enquête la met face à des enlèvements d’animaux, des mâles uniquement, dépecés et naturalisés, mais aussi d’étranges poupées qui inspirent le tueur dans ses mises en scène.

 
 

A propos de l’auteur :

 

Né en 1973 à Annecy, Franck THILLIEZ était informaticien dans le Nord Pas de Calais, jusqu’à ce que son activité d’auteur lui permette de vivre de sa plume.

Passionné par les thrillers et films d’horreur dès son adolescence, ses premiers romans sont logiquement des romans policiers où se mêlent angoisse et horreur, avec une touche de paranormal.

En 2004, Train d’Enfer pour ange rouge est nommé au Prix SNCF du Polar. L’année suivante paraît La Chambre des Morts, qui sera primé à plusieurs reprises et adapté deux ans plus tard au cinéma.

Créateur prolifique, nous le retrouvons en librairie chaque année depuis 2006 pour un nouveau polar.

 
 

Mon point de vue :

 

Voilà un roman que l’on peut qualifier  de « roman noir » : des personnages énigmatiques, une ambiance étouffante tout le long du livre, une intrigue des plus sombres, tout y est.

J’ai aimé, on ne peut pas dire pour autant que j’ai adoré. J’ai eu du mal à lâcher le bouquin, preuve s’il en est que tous les ingrédients du thriller sont présents.

Pourtant l’ambiance très violente et parfois malsaine m’a dérangée, j’ai même parfois eu du mal à lire certains passages plus « hard » que d’autres. J’avoue avoir trouvé que l’auteur en faisait trop.

On ressent clairement l’influence de grands auteurs tels Stephen King ou Jean-Christophe Grangé, certes dans le côté « détails sanglants » mais aussi dans la recherche de références « culturelles », identiques à ce que l’on peut trouver dans certains Grangé. (en l’occurrence Les Ecorchés de Fragonard, chirurgien anatomiste du XVIIe siècle. On sent que l’auteur s’est documenté à ce sujet).

J’ai été déçue par le dénouement, qui arrive trop abruptement à mon goût. De la même façon, j’aurais aimé que l’auteur aille jusqu’au bout de la complexité qu’il a voulu donner à Lucie, l’héroïne. Elle cache dans un placard aux vitres teintées quelque chose qui intrigue tous ceux qui lui rendent visite. Elle parle de quelque chose qui pourrait apporter des réponses à toutes les questions qu’elle se pose. Je m’attendais donc à voir le voile levé sur ces fameuses « questions » et surtout cet objet caché mais, non, rien…

L’histoire m’a aussi vraiment fait penser à un scénario de film. Franck Thilliez aurait-il pensé au cinéma en écrivant son troisième roman ? Il aura dans ce cas réussi son pari puisque la Chambre des Morts a été adaptée par Alfred Lot en 2007, deux ans après sa parution.

A lire donc si vous souhaitez découvrir cet auteur, incontournable aujourd’hui dans le paysage du polar français.

SI vous souhaitez en savoir plus et/ou acheter ce roman, cliquez ici !
 
 

Extraits :

 

J’adore cet endroit. L’été, je m’y aventure presque tous les week-ends pour observer le coucher du soleil. Une immense boule de feu qui embrase une mer de champs. Tu sais, quand tu grimpes au sommet de ces terrils, sur des montagnes de charbon, tu prends la réelle mesure de ce qu’on pu endurer nos grands-parents, au fond des mines. Trouve-moi une seule région capable de mêler la douleur de son histoire à la beauté de sa géographie avec une telle intensité.

 

L’âme souterraine du Monstre bouillonnait de tensions contradictoires, de courants incompréhensibles. Un cataclysme avait bouleversé son organisme jusqu’à le soulever de terre, le porter sur des oasis célestes. Il se sentait bien, trop bien. Mieux que jamais. Comme si une bulle venait de crever à la surface après un interminable remontée des fonds abyssaux.

 
 

2 Comments

  1. Je viens de lire Le syndrome [E] récemment et je trouve aussi que le dénouement arrive un peu brutalement… ça doit être typique de Franck Thilliez! ^^

    • sans doute. Je l’avais aussi ressenti dans La forêt des Ombres du même auteur !

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