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Comment une maman arrondit ses fins de mois en BLOGUANT !!

Le Cercle Littéraire des Amateurs d’Epluchures de Patates – Mary Ann SHAFFER et Annie BARROWS

 

epluchure patates

 

Ca y est ! Je l’ai lu !! Des mois que je coure après dans les diverses bibliothèques dont je parcoure les rayonnages et ENFIN ! il était dispo… J’ai été un peu déçue…

 
 

Résumé du Cercle des Amateurs d’Epluchures de Patates :

 

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Juliet Ashton est une journaliste devenue écrivain, à la recherche du sujet de son prochain roman. Le hasard lui fait recevoir une lettre de Dawsey Adams, habitant de Guernesey. Petit à petit, ses échanges s’étendent aux autres habitants de Guernesey, tous membres d’un cercle littéraire créé au cours de la Guerre dans des circonstances on ne peut plus rocambolesques !

Juliet, persuadée de tenir là le thème de son roman à venir, décide alors de se rendre sur l’île, afin de mieux connaître ses habitants et ce qu’ils ont vécu pendant la Guerre.

 
 

A propos de l’auteur :

 

Mary Ann Schaffer est une écrivaine américaine décédée juste après avoir su que son seul et unique roman allait être publié. Ancienne éditrice, bibliothécaire et libraire, elle s’est inspirée de son passage sur l’île de Guernesey dans les années 1970 pour nous livrer son histoire.

Le Cercle Littéraire des Amateurs d’Epluchures de Patates a été traduit dans plus de 20 pays et a rencontré un succès immédiat.

 
 

Mon point de vue sur le Cercle littéraire des Amateurs d’Epluchures de Patates

 

Tout d’abord, il faut savoir que je lis peu de romans épistolaires. Le dernier en date était Inconnu à cette Adresse, de Kressmann Taylor, autant dire que la barre était haute !

J’ignorais totalement que ce « cercle littéraire » était un roman constitué d’échanges de lettres ; n’étant pas très friande de ce style, j’étais donc une première fois déçue. Mais advienne que pourra : le succès rencontré par ce livre ainsi que les critiques élogieuses dont j’avais entendu parler m’ont poussé à aller plus loin.

Je fus au départ totalement charmée par la spontanéité des lettres, la fraicheur et l’humour des personnages (et de leur auteure).

Peu à peu toutefois, le côté monochrone des personnages en question (soit « gentils » soit « méchants ») m’a dérangée. Je trouve que leur analyse et leur description auraient pu être un peu plus poussés, laissant apparaître leur part d’ombre. Je conviens toutefois que cet exercice est sans doute plus complexe dans un roman épistolaire, l’auteur ne pouvant se servir de passages « non parlés » pour le faire.

L’aspect par contre très intéressant de cet ouvrage est son contexte historique : j’ai appris beaucoup de choses sur l’Angleterre au cours de la Seconde Guerre Mondiale. J’ignorais ainsi totalement que les Iles Anglo Normandes et Guernesey notamment avaient été une sorte d’arrière base pour les Allemands. La description des conditions de vie est certes horrifiante, mais n’est pas non plus sans surprise pour qui s’intéresse un minimum à cette époque de l’Histoire Mondiale.

Par contre, l’une des choses très réussie est la description de l’occupant allemand : Mary Ann Schaffer rappelle à juste tire qu’il s’agit là d’un ensemble d’hommes comme les autres, envoyés à la guerre par un despote « lointain ». Cela change de la version couramment donnée lorsque l’on parle de cette période de l’Histoire, où l’Allemand est diabolisé.

Enfin, j’ai trouvé le dénouement de l’histoire (près de 400 pages tout de même !) quelque peu attendu et rapide.

En bref, ce Cercle Littéraire des Amateurs d’Epluchures de Patates a rencontré un succès mérité et m’a plu (je l’ai lu très vite). Je vous le recommande car vous passerez un agréable moment, sans prise de tête… Mais n’est-ce pas ce que l’on recherche dans un  roman ?

 
 

Extraits :

 

De Juliet à l’un de ses soupirants, qui lui demande si elle possède un téléphone :

« Si, j’ai un téléphone. Il se trouve dans Oakley Street sous les décombres qui furent jadis mon appartement. A présent, je suis sous-locataire, et ma propriétaire, Mrs. Olive Burns, possède le seul téléphone des lieux. Si le coeur vous dit de discuter avec elle, je peux vous donner son numéro. »

 » C’était le jour où les ingénieurs sanitaires vidaient les égouts dans l’océan à l’aide d’un gros tuyau. Les poissons affluaient en quête de nourriture, et les travailleurs attendaient dans l’eau, des excréments jusqu’à la poitrine, et essayaient de les attraper à main nue. »

 
 

4 Comments

  1. J’ai lu ce livre l’année dernière et j’ai adoré, je pourrais le raconter tellement il m’a marqué, je reviendrai voir ce que tu en dis dans un moment, merci d’en parler.bises.

    • comme je l’ai écrit, j’ai aimé ce roman, pour sa fraîcheur, pour la sympathie que suscitent les personnages. Je ne l’ai pas adoré loin de là mais j’ai passé un agréable moment, ce qui est finalement l’essentiel dans la lecture « plaisir » !

  2. J’ai adoré ce roman… J’ai été portée ds cette époque, dans ce lieu…
    Ce livre m’a vraiment envoutée !

    • c’est la grande force de l’auteure et aussi du style employé (épistolaire). On entre dans l’intimité des personnages, on est transporté à Guernesey…

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