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Comment une maman arrondit ses fins de mois en BLOGUANT !!

Ainsi rêvent les femmes – Kressmann Taylor

 
Ainsi rêvent femmes

 

Comme souvent, quand je découvre un auteur qui m’emballe, je ne peux m’empêcher de rechercher d’autres oeuvres écrites par lui.

Catherine Kressmann Taylor ne publiera qu’une demi-douzaine d’oeuvres. Elle ne pouvait que me toucher, femme de lettres qui sera la première à être titularisée en 1947 à l’université de Gettysburg.

Vous trouverez sur ce site trois de ses oeuvres :

            •  Ainsi mentent les hommes,

            •  Ainsi rêvent les femmes,

            •  Inconnu à cette adresse.

 
 

Le résumé :

 

Ces nouvelles font suite à Ainsi mentent les hommes.

Nous découvrons quatre femmes et un homme, qui tous sont confrontés aux autres et à la tyrannie ou l’absence de sentiments.

La première, Harriet, fait un rêve étrange, qui en fait nous dévoile les circonstances de la mort de son mari.

Madame, le second personnage à entrer en scène, est âgée et ne vit qu’au milieu de ses souvenirs, jusqu’à ce que l’intérêt que lui porte l’une de ses voisines lui redonne joie de vivre. Hélas ! L’intérêt était feint. Madame se retrouve à nouveau seule.

Dans le troisième portrait, nous faisons la connaissance d’une adolescente qui vit son premier émoi amoureux, sans succès. Elle se heurte ainsi à l’indifférence d’un jeune homme hautain.

La dernière femme dont Kressmann Taylor dresse le portrait nous redonne de l’espoir, jeune citadine de retour dans sa campagne natale où elle retrouvera son amour d’enfance, abandonnant alors ses rêves de vie en ville.

Enfin, le cinquième et dernier personnage est un homme, sans souci et heureux de vivre, qui un jour se pose la question du sens de la vie. Alors qu’il croit avoir trouvé la réponse en une femme, il se fait rabroué par elle puis moqué par l’ensemble du village.

 
 

A propos de l’auteure :

 

Né en 1903 aux Etat-Unis, d’origine allemande, Catherine Kressmann Taylor travaille dans un premier temps pour la publicité, en tant que correctrice et rédactrice.

Sa carrière est mise entre parenthèse à l’occasion de la naissance de ses quatre enfants. Elle continuera toujours à écrire et sera surtout publiée dans des magazines.

Son pseudonyme « Kressmann Taylor » a été volontairement masculinisé sur les conseils de son mari, l’histoire contée dans Inconnu à cette adresse, une autre de ses nouvelles, étant jugée « trop forte pour avoir été écrite par une femme ».

Célèbre pour sa lutte contre l’antisémitisme, elle mourra à l’âge de 94 ans en 1996, après que son oeuvre aura été redécouverte à l’occasion du 50ème anniversaire de la libération des camps de concentration.

 
 

Mon point de vue :

Je suis une nouvelle fois emballée par l’écriture et les histoires que nous conte Catherine Kressmann Taylor.

Au travers de nouvelles qui ne font que quelques pages, elle parvient à décrire avec une grande justesse la dureté de la vie et de nos rapports avec les autres. Chacun d’entre nous a forcément déjà vécu l’une ou l’autre des situations décrites, toujours en quête d’amour ou de tendresse.

Les personnages sont attachants : au bout de quelques lignes seulement, on a déjà l’impression de les connaître.

Comme dans Ainsi mentent les hommes, on n’a qu’une envie : venir en aide à ces femmes et ces hommes.

 
 

Extraits :

 

Il était cruel. Mais elle le savait depuis le début. Elle était en partie responsable (a-t-on idée de fondre ainsi ?) et elle rougit de honte. Quand même, c’est lui qui était en demande, qui exigeait. Tandis que l’aigle s’éloignait dans un battement d’ailes, il ne restait plus à la créature innocente que la blessure laissée dans son flanc par le bec cruel. Elle l’aimerait à tout jamais. Elle porterait toute sa vie sa tristesse avec elle, sans que personne ne le sache jamais. Elle se rappela sa prémonition matinale : toute splendeur est éphémère.

Je me demande s’il lui arrive de voir jusqu’aux ténébreux abîmes qui se profilent derrière les apparences, de faire face à l’effroyable, à l’insupportable fin de tout. Elle ne comprend pas que la blancheur des pivoines fait peine à voir parce qu’elle doit finir un jour.

 

Si vous souhaitez en savoir plus, cliquez ici !

 

4 Comments

  1. Salut Linette,

    Ces photos sont géniales ! Tu devrais en mettre systématiquement sur toutes tes chroniques de livre. Ca deviendrait ta marque de fabrique, un excellent moyen de te démarquer des autres blogs de littérature… et de donner envie aux hommes de te lire 😉

    A bientôt et bonne continuation !

    • Bonjour Jérémy

      Merci du compliment ! Les premiers romans chroniqués avaient été empruntés ; je ne les avais donc plus pour faire mes photos. Ton commentaire ne fait que me conforter dans ce que je souhaitais faire.

      Bonne continuation à toi aussi.

  2. Alors ça! je suis sidérée, j’étais persuadée que Kressmann Taylor était UN auteur, je n’en reviens pas! ça m’apprendra à ne pas lire les bio quand j’entame une lecture. Merci Linette, je vais essayer d’en savoir plus sur cette dame.
    Concernant le bouquin: pas lu, mais j’avais foncé sur  » ainsi mentent les hommes » après le cultissime  » inconnu à cette adresse » et je n’avais pas été plus emballée que ça. ceci explique cela mais ça n’empêche pas de suivre ton avis et de (re) tester.

    • Personnellement, j’ai préféré ainsi rêvent les femmes à ainsi mentent les hommes. Je t’encourage donc effectivement à le lire (d’autant que cela se lit très vite)

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