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Comment une maman arrondit ses fins de mois en BLOGUANT !!

Ainsi mentent les hommes – Kressmann Taylor

 
ainsi mentent les hommes
 

Après Inconnu à cette adresse, je ne pouvais m’empêcher d’emprunter à ma bibliothèque favorite cet autre recueil de nouvelles de Kressmann Taylor, Ainsi mentent les hommes.

« Humiliation », « Remords », « Mélancolie », « Solitude » :

autant de noirs sentiments qui donnent leur titre à ces quatre nouvelles, à travers lesquelles transpire la sensibilité de leur auteure.

 
 

Le résumé :

 

Dans les trois premières nouvelles, nous retrouvons des enfants et adolescents confrontés au monde des adultes, la dernière nouvelle mettant en scène des personnes âgées.

Toutes traitent du mensonge et de la place centrale qu’il occupe dans la vie adulte, l’innocence étant l’apanage de l’enfance.

Chaque fois, ce sont des hommes qui sont coupables de mensonges, ceux-ci provoquant la souffrance chez une femme, qu’elle soit leur mère, leur camarade de classe, une simple cliente rencontrée au détour d’un porte-à-porte, ou encore leur épouse.

La dernière nouvelle met en scène un vieux couple, le mari ayant menti toute sa vie à son épouse ; le lecteur ressent alors toute la tristesse de la situation, comme s’il était inéluctable  de toujours mentir, même aux personnes qui nous sont les plus chères.

 
 

A propos de l’auteure :

 

Née en 1903 aux Etat-Unis, d’origine allemande, Catherine Kressmann Taylor travaille dans un premier temps pour la publicité, en tant que correctrice et rédactrice.

Sa carrière est mise entre parenthèse à l’occasion de la naissance de ses quatre enfants. Elle continuera toujours à écrire et sera surtout publiée dans des magazines.

Son pseudonyme « Kressmann Taylor » a été volontairement masculinisé sur les conseils de son mari, l’histoire contée dans Inconnu à cette adresse, une autre de ses nouvelles, étant jugée « trop forte pour avoir été écrite par une femme ».

Célèbre pour sa lutte contre l’antisémitisme, elle mourra à l’âge de 94 ans en 1996, après que son oeuvre aura été redécouverte à l’occasion du 50ème anniversaire de la libération des camps de concentration.

 
 

Mon point de vue :

 

Moins prenant que le tout premier livre de Kressmann Taylor, Inconnu à cette adresse, celui-ci se lit malgré tout facilement.

Les deux premières nouvelles nous immergent particulièrement bien dans l’histoire à tel point que l’on a envie de venir en aide aux enfants et de les accompagner dans leur choix.

Ce roman traite tout simplement de la vie et du cheminement de chacun d’entre nous depuis notre plus jeune âge jusqu’à la vieillesse, cheminement à travers la vie adulte rendue complexe par nos multiples mensonges et hypocrisies. Les hommes sont les personnages centraux dans le sens où c’est à cause de leurs mensonges que souffrent les femmes. Cela donnerait même à penser que Kressmann Taylor était une féministe avant l’heure !

Les deux dernières nouvelles me plaisent particulièrement car chacun peut se retrouver à travers elles.

 
 

Extraits :

 

Quand la tarte aux cerises arriva, son père la goûta pour prononcer son verdict : « Un peu trop sucrée à mon goût, trancha-t-il. J’aime la tarte aux cerises un peu acide, qui a vraiment du goût. Cette fois-ci, je crois qu’elle n’a pas vraiment réussi son coup. Qu’est-ce que tu en dis, fiston ? »

Il se tourna vers Richard, souriant jusqu’aux oreilles, prêt à accueillir son opinion, ce sourire les soudant dans leur complicité. La fierté et la force de l’homme s’emparaient du petit garçon, lui conféraient une stature terrible, faisaient sa conquête par le lien de leur masculinité commune.

La griserie inhabituelle de l’enfant éclata soudain, il se mit à rire, ivre de puissance. « C’est ça, les bonnes femmes, dit-il. On ne peut pas leur demander d’avoir de la jugeote. »

d’après la nouvelle Humiliation.

Stella avala sa salive, s’empourpra à nouveau ; sa honte était étalée au grand jour. Elle était vaincue par l’intelligence pénétrante et dominatrice de cet homme, mais comprenait peu à peu qu’il aimait la voir perturbée, qu’il aimait la savoir hypocrite, qu’il se servait de sa confusion pour les réunir en une proximité étrangement ardente.

d’après la nouvelle Mélancolie

 

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